Cap’articulu  

Après la visite de Sarkozy

 

A la lumière des compte-rendus de la visite de Nicolas Sarkozy, on ne peut que constater que la démarche de Lionel Jospin, si décriée  par la droite hier, est bel et bien reprise par l'actuel gouvernement. On ne peut donc que regretter le temps perdu pour des considérations politiciennes et électoralistes franco-françaises. Cependant, le mouvement national  doit plus que jamais être vigilant et ne pas laisser le "dialogue" positif et nécessaire pour sortir de la crise, laisser la place à la dialoguite aigüe où ne manqueront pas de le ciconscrire nos chers élus, surtout ceux des clans new-look désormais avides de reprendre à leur compte  les revendications corsistes, mais bien entendu en prenant soin de  les vider de leur contenu.

Le gouvernement pour sa part, s'il veut raisonnablement entrer dans une phase constructive ne doit pas agiter l'opinion corse avec des leurres. Si nous étions pessimistes, on pourrait facilement aujourd'hui dire que derrière la phraséologie de Nicolas Sarkozy, on peut comme à la Farfouille, trouver de tout. L'intelligence commande de partir des acquis de la démarche de Matignon et de ne pas commettre l'erreur de repartir dans des palabres dans le but uniquement de toujours faire des constats de la situation qui depuis trente ans sont systématiquement répétés.

Pour notre part, nous dirons :

- une prison pour les détenus corses de droit commun, ç'est bien, d'autant que chaque "région française" doit avoir un centre de détention pour longues peines, mais leur sort n'a pas à être assimilé à celui des détenus pour faits politiques, et il faut rappeler que le rapprochement pour ceux entrant dans cette catégorie doit se faire pour tous, longues peines ou non, condamnés ou non, en attendant l'inévitable libération puis l'amnistie dès lors qu'on parle de véritable solution politique.

- des mesures économiques pour sortir de la zône franche et un crédit d'impôt, pourquoi pas, mais il faut rappeler que le combat nationaliste et les sacrifices consentis ne l'ont pas été pour cela, même si quelques socio-professionnels bien en cheville avec les clans s'en contentent.

-un "souhait" de développement des concours régionaux pour le recrutement des fonctionnaires, mais ceux-ci existent déjà, grâce aux mobilisations des nationalistes, et leurs limites sont connues; -qui empêche des gens d'ailleurs de venir les passer en Corse, - pourquoi uniquement C et B, n'est-ce pas restrictif ? Nous aimerions aller au-delà des souhaits et voir la "régionalisation, à défaut de la corsisation, des emplois par le biais d'une politique de discrimination positive" inscrite dans la loi.

-un référendum sur les Institutions, mais qui va voter ? Aujourd'hui, toute personne de nationalité française qui est en Corse depuis six mois a le droit de décider de l'avenir des Corses et de la Corse, est-ce  acceptable pour les nationalistes?

  En conclusion, nous pensons pour notre part que sans réelle prise en compte de la dimension identitaire du combat que nous avons engagé depuis trente ans, -à savoir la langue, la culture, le peuple-, sans laquelle la notion de communauté de destin est une impasse, nous ne saurions nous satisfaire ou de mesurettes économiques profitant toujours aux mêmes socioprofessionnels  en cheville avec les décideurs institutionnels du clan ou d'une quelconque évolution institutionnelle qui ne sert qu'à renforcer les nouveaux clans,  confortant la dérive mafieuse de notre société que nous dénoncions dans l'incompréhension générale, il y a près de douze ans.   

Ajaccio le 29 octobre 2002

 

 

 Pulitica

 

L’analyse politique de l’ANC

 L’ANC a tenu une conférence de presse le 4 octobre à Ajaccio pour donner son analyse de la situation politique dans l’île et son sentiment par rapport à la stratégie de la droite de retour au pouvoir.

 

 Ajaccio, le 4 octobre 2002

 

LA NOUVELLE SITUATION POLITIQUE

 La droite est aujourd’hui au pouvoir en France et dans l’île. Elle a donc à sa disposition tous les pouvoirs pour s’engager résolument dans la résolution du problème politique Corse. Durant le processus de Matignon, la droite s’est positionnée de façon politicienne et réactionnaire contre l’approche de Lionel Jospin envers la Corse. Elle n’a pas ménagé ses critiques et a tout fait pour que le processus de Matignon échoue.
Aujourd’hui, elle parle de dialogue et de réforme, même si elle prend la précaution d’intégrer son discours sur la Corse dans une stratégie politique pour l’ensemble français. En fait, elle semble après quelques mois de reprise du pouvoir, prendre le même chemin que la gauche qu’elle critiquait hier. Même si nous ne pouvons qu’être de prime abord que circonspects quant à la réelle volonté de la droite à résoudre la question corse, si l’on s’en tient aux différentes expériences que la Corse a vécu ces 30 dernières années lorsqu’elle a eu tous les pouvoirs, nous jugerons sur les faits dans les mois à venir.

 

LA PERMANENCE DE LA QUESTION POLITIQUE CORSE

 Nous rappelons simplement que le problème corse est politique et que toute véritable solution ne saurait se suffire d’un PEI, aussi important soit-il, d’abord parce que vu le déficit chronique de notre île en matière d’équipements et d’infrastructures, les sommes octroyées seront toujours en deçà de nos besoins… ensuite parce que réduire le problème à « une affaire de gros sous » en laissant les élus et les lobbys en tout genre se disputer le « gâteau », c’est encore une fois laisser les corses se diviser et « se battre» sur l’accessoire pour ne pas discuter de l’essentiel. Surtout lorsque les affectations de ces sommes ne sont ni impérativement ni exclusivement prévues pour les équipements et infrastructures qui font tant défaut à notre île et que chaque lobby, par élus interposés, peut ainsi faire dériver certains de ces crédits vers des affectations partisanes décidées en fonction d’intérêts clientélaires plus ou moins officieux qu’il défend. Au vu des prises de position des uns et des autres, l’intérêt collectif nous semble en l’occurrence très loin des soucis de beaucoup de ces élus.

 

LES FONDEMENTS DE NOTRE LUTTE

 Pour notre part, nous rappellerons que la base de la revendication nationale est la défense de notre langue, de notre culture et de notre identité et que sans la prise en compte de ces revendications, toute solution ne reposant que sur une réforme économique serait encore une fois un leurre. De même une réforme institutionnelle ne donnant pas aux Corses le pouvoir de défendre et de valoriser leur identité et leurs droits sur la terre de Corse ne serait à terme qu’une nouvelle occasion manquée.
Force pour l’heure est de constater qu’en matière de langue, malgré les communiqués statistiques de satisfaction des autorités académiques, la politique suivie en matière d’enseignement est un échec. Nous aimerions savoir combien d’étudiants corsophones, l’éducation nationale a réellement formé depuis que les nationalistes ont imposé la langue corse dans l’enseignement, à défaut d’avoir pu arracher son obligation ? Sans cette obligation, cet enseignement sera toujours un emplâtre sur une jambe de bois.
Sur la revendication légitime des corses à la priorité d’emplois dans leur pays, même si nous savons que dans le secteur privé rien n’est fait malheureusement en ce sens, l’administration est de plus en plus décorsisée, la politique de Bernard Bonnet, consistant dans le fil du rapport Glavany à faire venir de plus en plus de non corses, s’est poursuivie. Nous demandons que l’Etat adopte dans ce domaine comme pour Tahiti ou la Polynésie, une politique de « discrimination positive » en matière d’emploi, favorisant le retour des Corses et l’emploi local.

 

UN REFERENDUM POUR QUOI FAIRE ?

 On nous promet un référendum local pour décider de l’évolution des choses. Au-delà du problème constitutionnel posé par cette forme de consultation et les limites qui lui seront données, nous attendrons pour voir. Nous nous prononcerons en fonction des réponses apportées à certaines questions de forme,  -de quoi ce référendum va-t-il traiter par exemple ?-, ou de fond, -concernera-t-il le peuple corse ou la population de l’île, sachant qu’aujourd’hui tout arrivant dans l’île ayant la nationalité française a le droit de décider des choix pour la Corse après 6 mois seulement de résidence par exemple- ?
De la même façon nous ne saurions avaliser la mise en place d’une institution usine-à-gaz groupant les conseillers territoriaux et généraux, apparentant nos institutions à celles de certaines Républiques bananières. Nous demandons une réforme en profondeur sur les communes et les pièves, pour leur donner les moyens de faire directement des propositions à l’Assemblée de Corse et d’être consultées par elle en cas de projet d’aménagement et d’infrastructures les concernant. Nous demandons la suppression des conseils généraux, structures clanistes ne servant qu’à dilapider l’argent public et sources d’inertie en matière d’aménagement et de développement, car brouillant les domaines de compétences dévolus à l’Etat et à la Collectivité de corse qui ont besoin de clarifications et de simplification.

 

RECHERCHER L’UNION LA PLUS LARGE

 Nous réitérons quant à nous notre volonté « d’un règlement politique de la question corse » et notre volonté d’œuvrer toujours à la recherche de l’union la plus large du mouvement national autour d’objectifs communs. Nous en appelons au Partitu di A Nazione Corsa et à Manca Naziunale pour que ces organisations rejoignent la démarche de A Cunsulta Naziunale, car sans elles, le succès de cette initiative risque d’être hypothétique.
 

 

L’ECHEANCE DE 2004

 Par rapport à l’échéance de 2004, sauf à prendre une décision tous ensemble de non participation, l’ANC est favorable à l’élaboration d’une seule liste nationaliste ou dans le pire des cas de deux listes nationalistes. Cette perspective clairement édictée aux yeux de l’opinion doit rendre le mouvement national incontournable au sein des institutions de l’île et lui donner les moyens de développer une stratégie de prise de pouvoir autour des grandes revendications que nous portons depuis 30 ans. Mais il faut pour atteindre cet objectif refuser de s’enfermer dans des débats stériles sur nos divergences au plan institutionnel entre indépendance et autonomie et refuser tout préalable dans les débats. Pour notre part, nous sommes ouverts à toute discussion dans cette perspective.

Le cas de Castella nous interpellant, nous demandons sa libération immédiate. Nous insistons pour conclure sur la nécessité d’un geste du nouveau pouvoir, quant au rapprochement des détenus corses, comme le prévoit d’ailleurs la loi et sur la vigilance plus que jamais nécessaire des nationalistes par rapport au danger de la spéculation immobilière qui se développe à nouveau.

 

     

 


 A CUNSULTA NAZIUNALE 

 A CUNSULTA NAZIUNALE

Brève chronologie 

18 mai Première rencontre. Présence de toutes les organisations.
3 Juin deuxième rencontre. Absence des organisations autonomistes. 
11 Juin Engagement pour la mise en chantier de la Cunsulta Naziunale de 5 organisations Corsica Nazione, ANC, Fronte Corsu « Indipendenza e sucialisimu », Indipendenza et I Verdi Corsi. 
18 Juin Réunion de travail sur la base des textes mis en commun.Corti. 
26 juin Conférence de presse Aiacciu pour la présentation générale de la démarche. 
3 Juillet: Plaque commémorative au Palazzu Naziunale. Corti.
 
6 Juillet : Première réunion publique d'information à Migliacciaru 
16 juillet: Mise en place de la Commission Electorale Nationale.Corti. 
30 Juillet: Réunion de travail sur les textes.Corti. 
20 août Réunion de travail de la CEN.Corti. 
23 août Conférence de presse Bastia, pour préciser le sens de la démarche.

30 août; Réunion publique Vicu.
3 septembre Réunion publique Cervione.
6 septembre Réunion publique Sartè. 
10 septembre : Réunion publique Ghisunaccia.      
14 septembre : Réunion publique Porti Vecchju.
17 septembre : Réunion de travail de la CEN.Corti.
20 septembre : Réunion publique Corti.
27 septembre : Réunion publique Aiacciu.
1 octobre Réunion publique l'Isula.
8 octobre Réunion publique Bastia.
17 octobre Réunion de travail de la CEN. Corti
29 octobre Réunion de travail de la CEN. Ghisunaccia.

9 octobre: Réunion de la CEN et des CLR. Corti

1. Distribution des Formulaires d'inscription

• Mailing général (120 000 adresses) des FORMULAIRES OFFICIELS  ( a photocopier pour les inscriptions des membres d'une mème famille)
• Distribution par les Comités Locaux de Recensement
• Envoi par la Commission Electorale Nationale en cas de demande nominative.

2. Recueil des formulaires d'inscription : Les formulaires peuvent nous parvenir (avec photo et chèque de 15 f) soit :

• par la Boite Postale : Associu per a Cunsulta Naziunale BP98 20250 CORTI
• par les Comités Locaux de Recensement (Contacts individuels, réunions publiques, etc.)
. par le site http~\\ cunsulta.com dans ce cas les inscriptions devront ètre confirmées par
I ‘envoi à la Boite Postale de la photo et du chéque de 15 f‑)

 

3. Examen des demandes d'inscription :

•La CEN procède à un premier examen des demandes reçues par la BP Elle liste les dossiers relevant de l'alinéa 4 (personnes d'origine non-corse) Elle en fournit la Copie à chaque Comité Local de Recensement pour vérification éventuelle ci avis.
•Chaque Comité Local de Recensement établit un avis sur les demandes qu'il a
recueillies. Il fait remonter ces demandes à la Commission electorale Nationale avec le règlement et la photo.

 

4. Décision d'inscription sur la liste électorale nationale

• La Commission Electorale Nationale est seule habilitée à rendre la décision finale d'inscription,
• Elle établit la liste commune par commune
• Elle communique tous les mois les nouveaux inscrits a chaque Comité Local de recensement concerné
• Elle fait fabriquer et envoie les caries d'électeurs
• Elle archive les formulaires d'inscriptions
• Elle renvoie la photo ci le règlement aux demandeurs non recevables.
• Elle se réunit tous les mois

 

 

A CUNSULTA NAZIUNALE

 

 Cultura  

Après « Variations sur la mort », Jérôme Ferrari signe un deuxième ouvrage aux « Editions Albiana ». « Aleph zéro » est un recueil composé de nouvelles reliées entre-elles par des passerelles. Même si le narrateur est unique, l’auteur se défend toutefois d’avoir voulu écrire un journal intime, précisant « mon obsession demeure le temps qui s’écoule. Une structure que je perçois comme un cercle et une ligne, où future et passé s’inversent. Une notion abstraite que l’on doit exprimer dans le concret. J’essaie de donner de la chair à cette abstraction ». Dans l’inspiration, il avoue ne pas avoir de prédilection pour des thèmes spéciaux, simplement des récurrences comme la métaphysique. Il est difficile de définir cette nouvelle oeuvre, l’histoire de quelqu’un vivant dans un monde multiple et incohérent, entre schizophrénie et infini, dont il essaie de s’en sortir...

Avec son compère Marcu Biancarelli, dont l’œuvre en langue corse confirme un auteur qui conte déjà dans la création corse, notre littérature innove, voire
« révolutionne », donnant à cette « école porto-vecchiaise », une place originale, et décapante, même si l’école traditionnelle en la matière ne pourra pas masquer une certaine irritation face à certains écrits et à la manière d’aborder certains thèmes de la vie en Corse d’hier et d’aujourd’hui. Mais pour l’auteur, écrire et paraître en Corse est très important, « car ç’est ici que je vis ».. Au lecteur désormais de déchiffrer.   

 


 Les Lycéens réclament l’officialisation de la Langue Corse  

« LINGUA CORSA, LINGUA VIVA », un millier de lycéens ont défilé le vendredi 8 novembre dans les principales localités de l’île. A Bastia, l’après-midi, devant la préfecture, une centaine de jeunes ont été dispersés par les forces de l’ordre, les grenades lacrymogènes répondant au jet de pierres.   

 

 

 L'ASSOCIU DI I PARENTI CORSI

L'ASSOCIU DI I PARENTI CORSI est en sommeil, sauf rares exceptions, depuis quelques années.Nous voulons le relancer dès la rentrée scolaire.
Une première réunion à laquelle participaient la plupart des mouvements nationalistes s'est tenue début juillet sur Aiacciu.
Dans un premier temps, la diffusion du document ci joint a été faite auprès de chaque établissement, avant le vendredi 6 septembre 2002.
Dans un deuxième temps et après mise en place de la structuration de l'Associu, nous participerons aux élections prévues mi octobre.
Les parents désireux de l'investir dans l'APC, doivent contacter la permanence à l'adresse suivante:


APC : Résidence de l'Olmu
           BP 583
           20186 AIACCIU Cedex                   Tel : 04.95.22.20.66

ASSOCIU DI I PARENTI CORSI

CUSTRUIMU L'AVVENA DI I NOSTRI ZITELLI

Depuis sa création en septembre 1984, l'Associu di i Parenti Corsi a mené avec succès plusieurs actions pour la défense des intérêts de nos enfants.

Animés de la même volonté, nous relançons notre combat cette année

VULEMU :

§        L'enseignement obligatoire de la langue corse, de notre histoire et de notre culture, de la maternelle à l'université. La généralisation des sites bilingues.

§        Le recrutement et la formation d'enseignements corsophones afin que les diplômes ne débouchent plus sur le chômage et l'exil.

§        La prévention et la lutte contre la drogue et l'insécurité

§        La rénovation et la sécurisation des établissements vétustes

§        Le maintien et la corsisation des emplois administratifs et autres

PA RENTS, NE DELEGUEZ PLUS VOS POUVOIRS

BULLETIN D'ADHESION

Annata  2002/2003

CASATA  ( nom) ……………………………………………….NOMI ( prénom) ……………………………..………

INDIRIZZU  ( adresse)…………………………………………………………………………………………….………

…………………………………………………………………………………………………………………

TELEPHONE……...………………………………………………………………………………………………………

 

ZITELLI

( enfants)

Nomi ( prénom )

Scola ( école )

 

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Je souhaite être PARENT DELEGUE

Au conseil d'établissement de mon enfant

 

ETABLISSEMENT…..……………………………….

 

Classe………………………………………………….

 

COTISATION

( une seule par famille)

10 €

Libellez vos chèque à l'ordre de

l' APC

Résidence de l'Olmu

BP 583      20186   AIACCIU Cedex 2

Tel : 04.95.22.20.66

 

SUSTENE l'APC HÈ DIFENDA UN'EDUCAZIONE PÀ I NOSTRI ZITELLI IN U FILU DI L'INTARESSU  CULLETTIVU  DI U POPULU CORSU ANNANTU À A SO TARRA

 

Photo conf de presse

SUSTENE l'APC HÈ DIFENDA UN'EDUCAZIONE PÀ I NOSTRI ZITELLI IN U FILU DI L'INTARESSU  CULLETTIVU  DI U POPULU CORSU ANNANTU À A SO TARRA

 

 

 

L’APC a tenu une conférence de presse le vendredi 22 novembre pour analyser ses résultats aux Elections et définir les grands axes de ses mobilisations durant l’année.

 

 International

FENUA

 

Histoire des institutions Lu dans la Dépêche du dimanche.

 

LES CHEMINS

DE L’AUTONOMIE

 

LES relations qui se sont établies entre la France et la Polynésie française sont anciennes. En 1843, un traité conclu entre le représentant du roi Louis Philippe et la Reine Pomare IV, place les "Etablissements français de l'Océanie" sous protectorat.

 

Dans un premier temps, l'évolution institutionnelle va dans le sens de la centralisation des pouvoirs par le gouvernement mais, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, conformément aux promesses faites par le Général De Gaulle lors de la conférence de Brazzaville en 1944, les Établissements français de l'Océanie deviennent un territoire d'outre‑mer, c'est‑à‑dire une collectivité territoriale avec une "organisation particulière".

 

1946-1984

Décentralisation

 

Le nouveau statut juridique est précisé par un décret du 25 octobre 1946. L'introduction de la décentralisation administrative dans l'organisation des Établissements français de l'Océanie associé les Polynésiens à la gestion des affaires publiques les concernant. Cependant, si l'Assemblée représentative territoriale est chargée des "intérêts propres du Territoire" et qu'à ce titre elle peut adopter des délibérations dans un certain nombre de matières, la préparation et l'exécution de ces décisions sont confiées au gouverneur nommé par l'État. Ce schéma institutionnel, qui ressemble fort à celui du département métropolitain, ne correspond pas à l'attente des Polynésiens. Ceux-ci souhaitent pouvoir maîtriser davantage le processus de prise de décisions concernant les affaires de leur territoire.

 

Cette attente sera satisfaite le 22 juillet 1957 puisqu'on nouveau statut est conféré à la "Polynésie française" : d'une part, les compétences de l'organe délibérant sont élargies à de nouveaux domaines (commerce, transport, enseignement, etc.) d'autre part, un conseil de gouvernement, comprenant de 6 à 8 ministres dont un vice-président, élu par l'Assemblée territoriale, est institué. Cet exécutif demeure présidé par le gouverneur.

 

Mais rapidement, une ordonnance du 23 décembre 1958 met un terme à cette organisation institutionnelle et substitue un statut qui consacre un retour en force du représentant de l'État. En effet, si les pouvoirs de l'Assemblée territoriale ne sont guère modifiés, en revanche, les membres du Conseil de gouvernement ne sont plus des ministres mais de simples conseillers qui ont perdu les pouvoirs qu'ils détenaient sur les services territoriaux et de plus, le poste de vice-président est supprimé.

 

Il faudra attendre près de vingt ans pour que le statut de 1977 corrige celui de 1958 et retourne à une organisation proche de celui de 1957.

 

1984-2000

 

Identité reconnue

 

L'évolution se poursuit avec l'instauration d'un véritable statut d'autonomie par la loi du 6 septembre 1984. Des changements importants, tant dans l'organisation que dans le fonctionnement des institutions, ont été introduits. Tout d'abord, le statut connaît l'identité et la personnalité de la Polynésie française : en effet, le Territoire peut déterminer ses signes distinctifs (drapeau, hymne) aux côtés des emblèmes de la République. Ensuite, ce n'est plus le gouverneur devenu haut-commissaire, mais le président du gouvernement, qui est le chef de l'exécutif. Ce dernier acquiert de surcroît de nouvelles compétences dans le domaine des relations internationales (signature de conventions internationales). Enfin, le pouvoir réglementaire autonome du conseil des ministres est étendu.

 

Par ailleurs, la responsabilité politique du gouvernement peut être mise en jeu à l'occasion du vote d'une motion de censure par l'Assemblée territoriale. Inversement, et conformément aux principes du régime parlementaire, le président du gouvernement peut demander à l'Etat de dissoudre l'Assemblée.

 

Autre réforme significative le contrôle a priori des actes des autorités territoriales est remplacé par un contrôle de légalité confié au juge administratif, tandis que de nouvelles compétences sont confiées au Territoire (enseignement secondaire, postes et télécommunications, liberté surveillée des mineurs, etc.).

 

Cette nouvelle donne institutionnelle confère aux institutions de la Polynésie la pleine maîtrise des outils du développement.

 

Il subsiste toutefois quelques défauts. Notamment le pouvoir décisionnel des autorités territoriales (et plus particulièrement le pouvoir normatif de l'Assemblée) n'est pas pleinement satisfaisant. En effet, si l'Assemblée territoriale peut adopter des délibérations dans des domaines matériellement législatifs ' ces actes demeurent simplement de nature administrative et dès lors, ils sont soumis à un contrôle de légalité qui limite l'autonomie de la Polynésie française.

 

De nouvelles améliorations sont apportées au statut par la loi organique du 12 avril 1996. Des compétences supplémentaires sont transférées à la Polynésie française, notamment en matière économique, et des aménagements techniques sont introduits en vue d'améliorer le fonctionnement des institutions.

 

Mais à l'époque, il n'avait pas été encore possible de repousser les limites constitutionnelles à ce qui était nécessaire pour le plein épanouissement de l'autonomie.

 

Nouvelle évolution

 

En 1998, une nouvelle demande du Président Flosse pour faim évoluer le statut du Territoire en Pays d'outremer par une loi constitutionnelle est soutenue par le président de la République. Elle aboutira prochainement au vote par le Congrès de la République du titre XIV de la Constitution, consacré à la Polynésie française.

 

Dès lors, l'Assemblée de la Polynésie française adoptera dans les matières les plus importantes des "lois" et non plus seulement des "délibérations",, c'est à-dire des actes de nature administrative. Cette modification majeure induira un profond changement : à la différence des territoires d'outre-mer qui ne peuvent bénéficier que d'un principe de. "libre administration des collectivités territoriales", les Pays d'outre-mer mettent en oeuvre le principe de "libre gouvernement", plus connu dans les systèmes juridiques anglo-saxons sous le terme de "self gouvernement".

 

L'attribution d'une capacité législative à la Polynésie française présentera de grands avantages,: d'abord, les lois du pays ne sont plus soumises aux lois nationales et aux principes généraux du droit dégagés par les juridictions ordinaires, mais uniquement à la Constitution.

 

Ensuite, le contrôle de la constitutionnalité des lois du pays sera confié à une juridiction unique spécialisée : le Conseil constitutionnel. Ce juge constitutionnel, à l'instar des autres Cours constitutionnelles, appliquera la technique du 'Judicial self restraint".

 

Enfin, compte tenu de la position éminente du Conseil constitutionnel au sein des institutions politiques, ce juge sera certainement le mieux à même pour arbitrer les conflits de compétence, comme dans les États fédéraux, entre le Pouvoir central et la Polynésie française.

 

A chacun son rôle

 

Cette révision de la Constitution élargira aussi le champ de compétences ouvert à la Polynésie française. Notamment, ce pays d'outre mer pourra négocier et conclure directement avec des Etats étrangers des conventions internationales dans les matières relevant de sa compétence. Il pourra aussi être membre d'organisations internationales et disposer de représentation auprès des États.

 

Une citoyenneté polynésienne permettra de consacrer la personnalité du nouveau pays d'outre‑mer, et ses effets compléteront, pour tous ceux qui sont nés ou résident depuis un certain nombre d'années en Polynésie française, ceux de leur nationalité française.

En définitive, appartiendra à l'État le domaine de compétences dit "régalien", c'est-à-dire, pour l'essentiel, la défense, la justice, 1*ordre public, la responsabilité internationale globale, la monnaie. Toutes les autres compétences seront on pourront être transférées à la Polynésie française,

Le concept (autonomie, solution moderne et innovante à un problème ancien que le système institutionnel français avait mai résolu jusqu'alors, a été, mis au point progressivement, par un dialogue permanent entre le gouvernement polynésien et le gouvernement national.

Son application a permis un développement économique, social et culturel de la Polynésie française sans précédent reposant sur un partenariat entre l'État garantissant la solidarité nationale et la sécurité globale de la société, et la volonté des Polynésiens de mettre en valeur leurs ressources propres.


 Paese Bascu 

 

PAESE BASCU

 

Garzéon: une décision de 375 pages

 

DANS la décision de suspension des activités de Batasuna que le juge de l'Audiencia national a rendu le 26 août, celui-ci indique en conclusion des 375 pages du document que HB. EH, Batasuna font partie d'un réseau terroriste dirigé par ETA», auteur de 3.391 actions terroristes ayant causé 836 morts et 2.367 blessés. La Kale boroka a mis en oeuvre 3.761 attentats de 1991 à 2002. Les actions «ont été systématiquement dirigées contre certains secteurs bien définis de la population et parfois de façon généralisée. De ce fait. on peut, sans aucun doute qualifier les actions d'ETA de crime contre l'Humanité. Toutes les activités de HB, EH, Batasuna sont suspendues, le juge espagnol donne quatre jours à la police pour fermer les sièges du parti, les herriko taberna et autres associations culturelles, suspendre toutes les aides publiques, clôturer les comptes bancaires, couper l'électricité, l'eau et le téléphone; suspendre toute activité sur le plan national ou international, interdire toute manifestation publique et toute activité de propagande, interdire les pages Web. La décision s'applique également aux entités inscrites aux registres de commerce et interdit toute possibilité de créer des instances de substitution aux organismes tombant sous le coup de cette décision.

 

L'Etat d’excepdon

 

- Vendredi 6 septembre: nouvelle ordonnance du juge Garzôn par laquelle il étend la suspension de Batasuna à celle du groupe parlementaire nouvellement formé au Parlement de Gasteiz, dénommé groupe ArabaBizkaia eta Gipuzkoako Sozialista Abertzaleak, formé des anciens membres de Batasuna. Le bureau du Parlement, sous la présidence de Juan Mana Atutxa, a rappelé que la Constitution des groupes est un droit et que les députés sont tous rattachés à l'un d'entre eux. La position définitive du bureau devrait été adoptée le 17.

 

- Mercredi 11 septembre: le secréta:ire général d'ELA, syndicat majohtaire en Euskadi, José Elorrieta, se prononce pour une riposte unitaire à l'illégalisation et aux actions judiciaires qui attentent aux principes et valeurs de l'Etat de droit.

 

- Samedi 14 septembre: manif «Gora Euskai Herria» à Bilbao, interdite par le pouvoir central, autorisée mais interrompue violemment par Gasteiz.

 

L'épreuve de force, est   donc depuis le 26 août, engagée par les pouvoirs politique et judiciaireespagnols contre   Batasuna. Dans son rôle repressif  anti-basque la police nationale anti-basque fait son office en Navarre. L’intervention musclée de l’Ertzaintza contre les abertzale, ikurriña au poing, met mal a l’aise. Baltazar Garzon motive en 375 pages la suspension de Batasuna qu’il entend étendre au dela de l’Espagne. Biaisant avec l’interdiction , Batasuna réunit dans la rue 600 manifestants à St Jean de Luz, Samedi 31 aôut, et 6000  Dimanche 1er Septembre à Donosti.

  Au plus fort des attentats de l’IRA, Londres n’a jamais interdit le Sin Fein. 1939, en pleine guerre, l’alignement trahison du Parti communiste français sur le pacte Germano- Soviétique et la désertion a Moscou de Maurice Thorez, son jeune secrétaire général, n’ont pas conduit la France a l’interdiction du PCF

 

Batasuna votant au Parlement de Gasteiz avec le PP, et le PSOE refusant le recours contre la loi sur les partis qui l'illégalise, le gouvernement basque en voyant la Ertzaintza interrompre violemment une immense manifestation pacifique abertzale, le piège tendu par Aznar se referme sur un affrontement interne au camp basque. L’ultimatum de deux mois. Iancé à Madrid le 12 juillet par la coalition PNV~EA‑IU, pour le transfert de compétences prévues au Statut d'autonomie, non respecté depuis 23 ans, tourne au flop. Par avance, Aznar a déjà dit Niet. En Espagne c’est l'union sacree anti-Abertzale du PP au pouvoir, au PSOE dans l'opposition. En Euskal Herriera ce sont les déchirements. La confusion est à son comble. L’illégalisation de Batasuna n’empéche pas la traque redoublée d’ETA. Arrestation d’un commando lundi, en Gironde .

 

L’annonce du président du gouvernement autonome Basque, le 27 Septembre, au parlement de Fasrteiz a été brutalement rejeté par l’ensemble des partis politiques, aussi bien du coté des espagnolistes que de Batasuna. Avec démesure et une absence totale de contre proposition. Car, c’est ce qui fait sans doute la grande force de l'initiative du PNV : sa démarche politique offre un compromis et une solution à débattre pour sortir d’un conflit séculaire. Le chef de l’exécutif basque entame, dés cette semaine, une ronde de discution entre les différentes formation politiques et syndicales du pays.

Mise en appliction du discour du Lehendakari dans son volet relationnel avec Iparralde, une délégation de parlementaires PNV s’est rendue a Garazi et en Soulle. Proposé a l’Espagne une souveraineté partagée qui dépasserait l'actuel Statut d'autonomie avec des passerelles vers la Navarre et 1Iarralde. Batasuna entend atteindre la souveraineté par la construction nationale concomitante sur l'ensemble d'Euskal Herria. Pour AB, il s'agît la d’un processus souverainiste non armé a des rythmes differenciés selon la specificité socio-administrative des territoires

 

 

 

 

 Tre mesi in Corsica

 

4 septembre 2002

Francis Mariani, arrêté après son évasion « par fax » de la prison de Borgu, est condamné à deux ans de prison « pour transport d’arme et recel de document falsifié » par le tribunal d’Ajaccio.

Un attentat vise la mairie de Lucciana. Sur pace les enquêteurs trouvent l’inscription « Résistenza corsa ».

Selon « Corse-matin » qui tiendrait ses sources de la police et de la justice, près d’une quarantaine d’attentats « pudiquement appelés « attentats de proximité » qui auraient été perpétrés cet été, camoufleraient des actions de racket.

 

6 septembre

La CGT n’est plus l’organisation satellite du PCF. La cérémonie de baptême du « Danielle Casanova », dernier navire de la SNCM, du nom de la résistante corse, prévu à Ajaccio, est annulée suite à un préavis de grève des marins CGT ce jour-là.

Un attentat détruit un bar à Baléone, un autre vise un bar-glacier à Sagone. Une entreprise et deux commerces sont visés à Bastia le même soir.

Les attentats se multiplient contre la société routière de haute-Corse. Le journal « Arritti et le STC dénonceront une entreprise mafieuse destinée à forcer cette entreprise à partager le gâteau des milliards du PEI, en imposant des concurrents sur le marché.

 

9 septembre

Dumenicu Ribbellu s’hè spintu  

Dumenicu Ribellu s'est éteint ce 9 septembre, jour anniversaire du déclenchement du mouvement insurectionnel qui allait faire de la Corse " le 1er département de France libéré du joug fasciste et nazi". Homme d'honneur et de valeur, il laissera un grand vide dans la mémoire collective de notre peuple, symbôlisant un esprit de résistance qui faisait l'admiration de tous. A l'heure oû notre île  subit tant d'injustices et d'aliénations,  puisse son engagement et son courage rester  un exemple pour notre jeunesse dans la défense de  notre peuple  et de ses valeurs ancestrales.  L'ANC présente ses condoléances à tous les siens.

 

12 septembre

La voiture du nouveau responsable des services de la ville d’Ajaccio est détruit par un attentat, alors que celui-ci venait juste de prendre ses fonctions. La mairie dira ne pas avoir réussi à recruter un corse pour une telle tâche, que l’on devine à l’évidence ardue, tant les dérives ont été nombreuses dans l’administration d’un personnel pléthorique où les faveurs, les passe-droits et les combines ont prévalu durant des décennies.

 

14 septembre

Les postiers ajacciens se mobilisent suite à l’interpellation du receveur de la poste du Parc Berthault. Des lettres de menaces auraient été reçues par des cadres non-corses de cette administration  de plus en plus décorsisée et le receveur de la poste avait le tord d’être un des rares cadres encore corses survivant dans une administration de moins en moins corse. De plus le STC avait le tord d’être peu en phase avec nombre de décisions prises par ces cadres faisant fi des réalités de ce pays.

 Une tentative d’assassinat en plein centre ville vise un commerçant. Les rumeurs parlent de rivalités commerciales et d’extension d’activités dans le commerce, faisant trop de concurrence à d’autres.

 

17 septembre

Le FLNC-Union des combattants revendique douze actions, dont celui visant l’Insee à Ajaccio. Au nom de la lutte contre la spéculation immobilière, de la lutte contre la drogue et de la corsisation des emplois. Une dizaine de numéros pour la région de Cargèse confirment des contacts que l’organisation a entrepris avec des personnes concernées par ces numéros pour des motifs divers.

La police interpelle plusieurs dealers dans un trafic concernant la Corse avec l’hexagone. Mais la drogue prolifère dans l’île et les résultats sont médiocres en matière de lutte contre ce fléau. Il est vrai aussi que certains réseaux bien en place approvisionne au vu et au su de tous «  la bonne bourgeoisie ajacienne, les milieux de notables ou les nouveaux riches » surtout en cocaïne, et là on préfère éviter de s’approcher. Alors de temps en temps, on interpelle quelques sous-fifres ou simples revendeurs pour se donner bonne conscience, mais là aussi pas trop, car on perdrait alors trop d’informateurs dans la police et on ne pourrait pas avoir certaines informations en matière politique.

Le 5 octobre, « l’associu Femu Aiacciu » tiendra une conférence de presse pour dénoncer la prolifération de la drogue, jusqu’aux abords des collèges et lycées, et le laxisme des autorités et de l’administration. Une distribution de tracts sera organisée à l’occasion du Forum des associations qui se tiendra Place Miot, à Ajaccio regroupant de nombreuses associations dont certaines œuvrent dans les quartiers défavorisés contre ce fléau et l’exclusion.

 

22 septembre

A Lumiu, un attentat vise une maison  en construction appartenant à un non-corse.Un appartement est visé à Borgu, occupé par un couple de saisonniers . Sur place les enquêteurs trouvent l’inscription « Résistenza Corsa ».

 

25 septembre

Une tentative d’attentat vise la Tésorerie de Nice. La charge évaluée à 20 kg n’a pas explosée. Le FLNC-Union des combattants  revendiquera le27 septembre 0

Dominique Cervoni démissionne de son mandat de conseiller général du Capu-Biancu, après avoir ôté son écharpe de maire de Luri, dans une affaire de passation de marchés dans la commune contestée par un administré. L’élection de renouvellement  du siège aura lieu dans trois mois.

Le Collectif pour la loi-Littoral se mobilise à Ajaccio pour l’inscription au PEI d’un sentier-Littoral sur tout le pourtour de la Corse. Il est reçu à la Collectivité de Corse et par le Sgar. Même si les blocages sont évidents, le dossier semble avancé. Certains conseillers de Corse s’engagent à poser le problème. Le Collectif s’estime satisfait de l’avancée du dossier.

 

28 septembre

Indipendenza et Corsica Nazione occupent la gare maritime de Bastia, critiquant la politique suivie en matière de transports par les compagnies maritimes qui desservent l’île. Des réunions avec les compagnies sont décidées pour continuer à débattre des retombées économiques et en matière d’emplois pour la Corse.

 

29 septembre

Attentat à la grenade contre le groupement de gendarmerie de Montesoru.

 

Nicolas Sarkozi prépare son voyage en Corse. Il annonce que les détenus corse seraient regroupés et rapprochés de l’île. Le gouvernement Jospin avait annoncé la même chose, cela ne concernait que quelques condamnés et ne visait qu’à un rapprochement dans le Sud de la France., A l’époque, la droite s’y était vivement opposée.

 

 

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4 octobre

Trois attentats et une tentative visent deux banques, un bar et un engin de chantier, appartenant à l’entreprise Raffalli qui sera visée par plusieurs actions au nom de la non application d’un code des investissements. Ces actions seront( revendiquées par le FLNC-Union des combattants.

La mairesse de Grossetu se voit infliger une forte amende et deux ans de privation de droits civiques pour « proxénétisme aggravé » Son mari, Antoine, est condamné à cinq ans de prison dont trois ans avec sursis, ainsi que deux autres personnes. La mairesse démissionnera de son poste de maire, mais non de celui de conseiller municipal. Elle participera à l’élection d’un nouveau maire, ce qui suscitera une vive polémique avec l’ancien maire,  José Santoni et un ancien candidat à la mairie, Vincent Carlotti du PS qui trouveront la pratique peu morale, estimant qu’elle aurait dû démissionner totalement de la mairie.

L’ancien Préfèt de Haute-Corse, Henri Hurand, en poste dans l’île lors de l’affaire des prêts du Crédit agricole est mis en examen pour »escroquerie » sur les prêts abusifs que l’administration avait couverts pour permettre aux mesures prises alors par le gouvernement de s ‘appliquer en matière agricole. Quarante personnes sont mises en examen dans ce dossier ouvert durant la période Bonnet..

 

5 octobre

Plusieurs personnes, dont deux en prison à Borgu pour d’autres affaires, sont mises en examen dans l’affaire de l’assassinat de François Santoni. Mais les explications données au compte-goutte, malgré la diarrée verbale de certains journalistes et les écrits de certains grands médias n’apportent pas beaucoup d’éclaircissements. On notera toutefois que l’affaire est ravalée à une simple vengeance personnelle, ce qui n’a pas empêché la DNAT d’opérer.. L’opinion elle est plutôt perplexe.

Un policier en poste dans les Hauts de Seine est écroué pour avoir fourni des armes à des membres d’Armata Corsa, dont certains étaient des amis d’enfance.

 

9 octobre

Indipendenza occupe la Jeunesse et Sports à Ajaccio pour demander l’embauche de jeunes Corses et l’organisation de concours dans l’île en matière de recrutements .

Pierre Bédier, dans le cadre de la préparation du voyage de Nicolas Sarkozi, visite les prisons de l’île. Il trouve celle d’Ajaccio particulièrement vétuste, quelle découverte. Mais il ne dit rien sur le centre de détention pilote de Casabianda. Là les détenus sont en semi-liberté et profitent grandement de la qualité de la vie en Corse et pourtant les délits qui leur sont reprochés sont, ç’est le moins qu’on puisse dire, « moins nobles » que ceux des détenus politiques qui eux croupissent loin de l’île et de leurs familles et dans des conditions de détention autres.

 

10 octobre

La convention d’application du Programme d’investissement exceptionnel (PEI) pour la Corse est adoptée par l’Assemblée de Corse. Corsica Nazione vote contre. 12O millions d’euros de crédits par an sont alloués à l’île, soit deux milliards d’euros sur quinze ans. 

Pierre Bédier, Secrétaire d’Etat chargé du programme immobilier au Ministère de la justice, annonce la construction d’une maison d’arrêt à Ajaccio et un centre de détention couplés mais dans plusieurs années. Le rapprochement de s détenus se fera au cas par cas en attendant...

Philippe Ceccaldi redevient PDG de la compagnie CCM, suite à la démission de ses mandats d ‘élus de François Mosconi, après sa condamnation par le tribunal en appel.

 

13 octobre

La DNAT enquête sur l’attentat qui a visé un hôtel « Ibis » en construction à Bastia. Le promoteur du projet, Jean-Nicolas Antoniotti, responsable de «Femu Qui » s’interroge sur les motivations de cet attentat qui vise des promoteurs qui sont Corses, même si la chaîne Ibis est extérieure à l’île . La police s’intéresse à la piste du groupe Accor et de l’entreprise Sarl TP Bat déjà visés par le FLNC-Union des combattants.

 

 

16 octobre

Une boucherie gérée par des marocains est visée par un attentat à Bastia. C’est le deuxième attentat visant dans le quartier des commerçants marocains.

 

17 octobre

La maison du maire de Siscu, Ange-Pierre Vivoni , président de l’association des maires de Haute-Corse est la cible d’un incendie d’origine criminelle. Les condamnations sont multiples.

Indipendenza occupe les locaux de Provence Logis à Ajaccio pour dénoncer l’insuffisance de logements sociaux sur le département de Corse du Sud et à Ajaccio. Le mouvement réclame la construction de nouveaux HLM.

 

18 octobre

Une dissidence au sein du FLNC-Union des combattants  est officialisée par une vague d’attentats à quelques jours de la visite de Nicolas Sarkozy dans l’île. 18 actions ou tentatives visent des commerces, des banques, les forces de police, (garage de la gendarmerie à Aléria), des objectifs liés au secteur agricole, des résidences secondaires ou des complexes immobiliers ( et un centre de vacances du Ministère de l’Intérieur près d’Ajaccio). Un nouveau FLNC les revendiquera dans un communiqué N°1 en portant certaines critiques sur les objectifs et certaines dérives à l’encontre du FLNC-Union des combattants.

 

20 octobre

Une nouvelle démarche, qui se veut essentiellement culturelle, « Voce Populare » dont l’objectif est « U Riacquistu culturale » est créee à Bastia. Elle se propose d’organiser les « premières rencontres de la Nation retrouvée » du 4 au 8 décembre à l’Université de Corté et de participer aux cérémonies commémoratives du 8 décembre, jour de la « fête de la Nation ».

 

A Portu-Vecchju, les frères-ennemis de la droite, Denis et Camille de Rocca Serra scellent une alliance « pour le Grand Sud » dans le clanisme rénové. Camille soutient Denis à l’élection au Conseil Général, siège qu’il a abandonné pour cumul de mandat. Un de leurs cousins, Charles Colonna d’Istria annonce sa candidature. Marc-Antoine Mannarini, nationaliste, sera aussi présent. Quelques jours après, Jean-Christophe Angelini du PNC annoncera lui aussi sa candidature. La gauche sera représentée par Jean-Pierre Ciabrini du PS et Antoine Agostini du PCF. Le FN présentera une candidate.

 

 

21 octobre

Le FLNC-Union des combattants demande un « pouvoir législatif pour la Corse ». Il ne fait aucune allusion aux dissidents et ne revendique pas d'actions dans un communiqué à l'intention de Nicolas Sarkozy reprenant ses revendications réitérées depuis plusieurs mois notamment par rapport aux prisonniers. Il donne 18 mois au gouvernement pour leur mise en oeuvre.

N’ayant pas répondu depuis le 23 avril à la convocation de la police, Jean-Jérôme Colonna, présenté comme le parrain de la Corse du Sud, fait l’objet depuis le 21 octobre d’un mandat délivré par le juge d’instruction d’Ajaccio Michel Gentil qui cède sa place au juge David Launois. Ce dernier enquêtera quelques semaines après sur une affaire de blanchissement d’argent au casino d’Ajaccio. Les sommes concernées, retirées en espèces, se monteraient à 12 millions de francs et  Jean-Jé Colonna serait soupçonné d’y être mêlé. Les policiers du SRPJ se rendront le 5 novembre au ministère de l’Intérieur, sous-direction des courses et jeux de la Doirection centrale des RG, afin d’y consulter et de se faire remettre des documents et des notes administratives sur le fonctionnement et les dirigeants du Casino.

 

22 octobre

Un attentat vise le Club Méditerranée à Lumiu.

 

25 octobre

Début de la visite de Nicolas Sarkozy. Il annonce une série de « décisions-souhaits » pour la Corse (régionalisation des concours dans la Fonction publique, réflexion sur la sortie de la zône franche, crédit d’impôt, consultation de la population sur les Institutions et rapprochement des détenus..) Cette dernière annonce est faite avec Dominique Perben, Ministre de la Justice, venu le rejoindre, qui tient lui-aussi à faire la une des médias. Dans l’attente de la construction d’un centre de détention, l’aile des mineurs sera aménagée pour recevoir les condamnés politiques corses.

A Porto-Vecchiu, Nicolas Sarkozy parlera culture, identité et langue avec les acteurs culturels, - Il aura droit à une soirée culturelle-, économie et fiscalité à Bastia, et interviendra à l’Assemblée de Corse pour expliquer sa vision politique de la situation et les solutions qu’il préconisait, en appelant les Corses au rassemblement pour dire ce qu’ils voulaient et au sursaut collectif pour sortir de la crise. Il fera une étape chez les gendarmes d’Aléria, dont les véhicules avaient été la cible d’un attentat, quelques jours avant.

Le soir même, le FLNC-Union des combattants vise la BPPC à Ajaccio, ce qui aura le don d’irriter le ministre et expliquera la nervosité des forces de l’ordre, le lendemain devant la Préfecture d’Ajaccio. Une vingtaine de personnes rassemblées à l’appel du CAR, pour protester contre la situation faite aux détenus corses, sont refoulées sans ménagement à 100 mètres de la Préfecture pour permettre au x ministres de s’y rendre et de recevoir les chefs de groupes politiques de l’Assemblée de Corse.

 

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28 octobre

Attentat à Propriano contre le Crédit Lyonnais.

 

29 octobre

Tollé général contre l’éventualité d’un projet de regroupement de la Mutualité Sociale Agricole de Corse avec celle de la Région PACA. Les syndicats dénoncentla mort programmée de la structure corse.  

Les Elections pour la Présidence de l’Université de Corté devront être renouvelées. Olivier Jehasse, Antoine Aiello et Jean-Marie Peretti n’obtiennent pas la majorité requise. Olivier Jehasse se retire. Au cours des sept tours, les deux autres candidats n’obtiennent pas les 56 voix nécessaires. Les syndicats étudiants, 12 voix,  sont l’objet de toutes les sollicitudes. La CSC et GI votent  pour A.Aiello, GP pour O.Jehasse. Pour la prochaine élection  du 27 novembre, GP semble avoir opté pour l’abstention, comme après les autres tours de la première élection. Mais ces Elections auront trop donné l’image d’une élection-pulitichella, comme on en voit trop, hélas dans nos villages, suscitant un certain malaise devant des pratiques que l’on voudrait révolues, surtout dans un milieu censé « être éclairé ».

 

30 octobre

Fronte Corsu juge « insuffisantes » les propositions de Nicolas Sarkozy, parlant « d’effets d’annonce ». Il préfèrerait des actes.

 

31 octobre

A Manca Naziunale annonce sa présence au Forum Social Européen de Florence, avec une délégation sarde. Les deux délégations traiteront des problèmes communs des deux îles. Indipendenza et Corsica Nazione seront également présents avec Jean-Guy Talamoni, François Sargentini et Maurice Guidicelli.

Le port d’Ajaccio est bloqué par le syndicat Strada Corsa qui dénonce la concurrence des autocaristes venus de l’extérieur et les tracasseries administratives dont sont victimes les autocaristes corses. Les forces de l’ordre débloquent le port durant la nuit. Malgré quelques incidents, les manifestants obtiennent des assurances quant à la grille tarifaire pour le transport des autocars de Corse.

 

1er novembre

Rififi à la mairie de Pino. Le maire , anti-nationaliste virulent, est contesté par cinq conseillers qui lui reprochent la cession du couvent de Pino à des particuliers. La cession sous bail emphythéotique  camouflerait une opération immobilière. Les démissionnaires souhaitent donner une chance à des jeunes du village pour un projet de gîtes ruraux.

 

Rififi aussi à la mairie de Propriano. Une altercation éclate entre le maire et un conseiller municipal à propos de l’aménagement du futur port de plaisance et du futur parking le jouxtant. La lue de miel qui avait permis un large consensus contre l’ancien maire RPR Emile Mocchi semble se terminer et les divergences se font virulentes dans la nouvelle municipalité, ce qui n’est pas du goût du nouveau maire, qui espérait avoir plus les coudées franches, sans avoir trop à tenir compte des avis des autres conseillers. 

 

Une villa appartenant à des Corses de Corté est plastiquée à Porticciu. Le lendemain, une autre villa est détruite à Coti-Chiavari.

Un gérant de société, Jean-Laurent Bouderionnet est assassiné par balles à son domicile à Ajaccio.

 

3 novembre

François Alfonsi, secrétaire de l’UPC-Scelta-Nova élu avec quatre colistiers dans l’élection partielle d’Osani. Le 9 novembre, il sera élu maire de la commune, l’ancien ayant démissionné.

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5 novembre

Le FLNC-Union des combattants revendique 18 actions concernant des banques, la colonisation de peuplement et la corsisation des emplois, le code des investissements et la lutte contre la drogue. Il ne fait aucune allusion à la scission survenue avec l’apparition d’un autre FLNC qui a revendiqué la nuit bleue qui a précédé la visite de Nicolas Sarkozy

 

7 novembre

Une agence immobilière est plastiquée à St Florent.

La villa en construction du maire de Bonifacio est plastiquée. L’ANC au-delà des options politiques d’Ati Lantièri qui ne sont les siennes, condamne cette action.

 

8 novembre

Les lycéens manifestent partout dans l’île pour l’enseignement de la langue. Ils insistent sur le développement des écoles bilingues et demandent l’option du Corse obligatoire pour le concours d’entrée à l’IUFM.

Des incidents éclatent lors du CA de l’hôpital de Bonifacio. Le maire, président du CA, Ati Lantieri, est empêché de quitter les lieux par les militants CGT qui voulaient des éclaircissements sur la situation financière de l’hôpital et des assurances sur l’avenir des emplois. Dans la bousculade, il est victime d’un malaise et est évacué par le Samu. Il porte plainte contre deux responsables locaux CGT

 

9 novembre

Les comités locaux de recensement (neuf régions de Corse) pour la démarche de la constitution de l’ANP, assemblée nationale provisoire, se réunissent à Corté pour faire le point sur les premières inscriptions reçues et être informés du système informatique mis en place. Site Internet http://www.cunsulta.com

 

10 novembre

Lilio Lauricella qui avait défrayé la chronique au début des années 90 en Corse pour ses activités financières sur l’île de Cavallu a été assassiné  près de Caracas au Vénézuela par des tueurs en moto. Celui qui avait été reçu partout en Corse dans toutes les sphères était recherché pour divers délits liés au blanchiment d’argent de la mafia palermitaine, dont ses activités à l’île de Cavallo. Il avait subi des transformations chirurgicales et vivait sous un faux nom, s’occupant de machines à sous. A l’époque, l’ANC dénonçait, dans l’incompréhension et l’indifférence générale, la dérive mafieuse de la société corse et les activités mafieuses liées à l’île de Cavallu. Lilio Lauricelli s’était permis une page publicitaire dans la presse, reproduisant une lettre ouverte au Président de la République, François Mitterand, face aux difficultés qu’il rencontrait dans ses projets sur l’île de Cavallu

L’élection à la députation de Camille de Rocca Serra validée par le Conseil D’Etat. Suite à sa démission du mandat de Conseiller Territorial pour cumul de mandats, son suppléant sera Dominique Ricci, maire de Brando. 

Une amende de 3700 euros est requise contre l’ancien président de la chambre des métiers de Haute-Corse pour l’embauche de son fils etr le salaire élevé qui lui était octroyé au mépris de toutes les procédures. Ce dossier avait été au centre des conflits sociaux qui avaient touché la chambre et entraîné sa dissolution. De nouvelles Elections verront la participation d’une liste nationaliste d’union.

 

12 novembre

Un transporteur, Pierre-François Marcelli est assassiné à Bastia par deux hommes cagoulés. Leur voiture est retrouvée calcinée.

 

13 novembre

Les organisations de la Cunsulta Naziunale tiennent une conférence de presse à Aiacciu pour faire le point sur les premières inscriptions ouvertes depuis le 1er octobre et le bilan de la réunion du 9 novembre à Corté des comités locaux de recensement, et présenter le site Internet de l’ANP.

 

16 novembre

Des cérémonies commémorent la tragique disparition de Ghjuvan-Battista Acquaviva à Isula-Rossa, il y a 15 ans. A l’appel de sa famille, de nombreux militants, sympathisants et amis perpétuent sa mémoire autour d’une rencontre de l’amitié avec messe, chants, poésies, débat et soirée culturelle avec Canta U Populu Corsu.

 

24 novembre

La 9ème édition de la fête du marron connaît une belle affluence à Evisa. Avec la foire de la châtaigne de Bocognanu, la marche vers la reconnaissance de cette production spécifique se poursuit avec succès

 

 

 Cumunicati ANC

 

Non au Grand Raid 20

L'ANC avait, il y a plusieurs semaines, informé plusieurs journalistes de ce projet monté par des gens totalement extérieurs à l'île et organisé à l'emporte-pièce sans aucune concertation avec les acteurs corses.

L'ANC porte à la connaissance de l'opinion un extrait du règlement de cette épreuve pour qu'elle puisse juger de la provocation qu'elle constitue;

Article 23 : Quota de participation : Le nombre maximum de raideurs au Grand Raid 20 est fixé à 300 (hors accompagnateurs); 60% des inscriptions seront réservées aux continentaux, 20% aux insulaires et 20% aux étrangers.....

L'ANC apporte donc son soutien à ceux qui s'opposent à un tel projet.

28 août 2002

Finalement, après avoir entretenu le suspense jusqu’aux derniers jours, l’organisateur renoncera face à la levée de boucliers.

 


Soutien à Jérôme Albertini

 

L'ANC apporte son soutien total à Jérôme Albertini. Elle demande que le tribunal de Bastia prononce la relaxe, sa seule faute, avec la jeunesse lycéenne et étudiante est de s'être mobilisé pour la défense et la promotion de notre langue, ce qui est tout à leur honneur.

23 octobre 2002

Dans son délibéré du 12 novembre, le tribunal de Bastia a condamné Jérôme Albertini à 6 mois de prison avec sursis.

 

 

 

 

 TUTT'A BULEGGHJU 

Les Lycéens réclament l'officialisation de la Langue Corse

«  LINGUA CORSA, LINGUA VIVA »

Un millier de lycéens ont défilé le vendredi 8 novembre dans les principales localités de l*île. A Bastia, l'après-midi, devant la préfecture, une centaine de jeunes ont été dospresés par les forces de l’ordre, les grenades lacrymogènes répondant au Jet de pierre.

15 Novembre

Vague d'attentats en Haute-Corse (administrations, banques, gendarmes, Casabianda. complexes immobiliers).

Les jours suivants les attentats contre les résidences secondaires se multiplient.

Pierre Marie Santucci 3eme évadé par Fax de Borgo se constitue prisonnier au Palais de Justice de Bastia.

Edmond Melicucci recherché par le Juge Bruguière depuis 1999 pour appartenance au FLNC Historique est interpellé en possession d'une arme a Marseille en compagnie de 2 personnes.

Le lundi 16 Novembre s'ouvre il Bastia dans l'indifférence générale le procès en appel du préfet Bonnet et de ses complices.

 

«  Non à la guerre » : forte mobilisation à Florence