|
Cap’articulu Après
la visite de Sarkozy A
la lumière des compte-rendus de la visite de Nicolas Sarkozy, on ne
peut que constater que la démarche de Lionel Jospin, si décriée
par la droite hier, est bel et bien reprise par l'actuel gouvernement.
On ne peut donc que regretter le temps perdu pour des considérations
politiciennes et électoralistes franco-françaises. Le
gouvernement pour sa part, s'il veut raisonnablement entrer dans une
phase constructive ne doit pas agiter l'opinion corse avec des leurres.
Si nous étions pessimistes, on pourrait facilement aujourd'hui dire que
derrière la phraséologie de Nicolas Sarkozy, on peut comme à la
Farfouille, trouver de tout. L'intelligence commande de partir des
acquis de la démarche de Matignon et de ne pas commettre l'erreur de
repartir dans des palabres dans le but uniquement de toujours faire des
constats de la situation qui depuis trente ans sont systématiquement répétés. Pour
notre part, nous dirons : -
une prison pour les détenus corses de droit commun, ç'est bien,
d'autant que chaque "région française" doit avoir un centre
de détention pour longues peines, mais leur sort n'a pas à être
assimilé à celui des détenus pour faits politiques, et il faut
rappeler que le rapprochement pour ceux entrant dans cette catégorie
doit se faire pour tous, longues peines ou non, condamnés ou non, en
attendant l'inévitable libération puis l'amnistie dès lors qu'on
parle de véritable solution politique. -
des mesures économiques pour sortir de la zône franche et un crédit
d'impôt, pourquoi pas, mais il faut rappeler que le combat nationaliste
et les sacrifices consentis ne l'ont pas été pour cela, même si
quelques socio-professionnels bien en cheville avec les clans s'en
contentent. -un
"souhait" de développement des concours régionaux pour le
recrutement des fonctionnaires, mais ceux-ci existent déjà, grâce aux
mobilisations des nationalistes, et leurs limites sont connues; -qui empêche
des gens d'ailleurs de venir les passer en Corse, - pourquoi uniquement
C et B, n'est-ce pas restrictif ? Nous aimerions aller au-delà des
souhaits et voir la "régionalisation, à défaut de la corsisation,
des emplois par le biais d'une politique de discrimination
positive" inscrite dans la loi. -un
référendum sur les Institutions, mais qui va voter ? Aujourd'hui,
toute personne de nationalité française qui est en Corse depuis six
mois a le droit de décider de l'avenir des Corses et de la Corse,
est-ce acceptable pour les
nationalistes?
En conclusion, nous pensons pour notre part que sans réelle
prise en compte de la dimension identitaire du combat que nous avons
engagé depuis trente ans, -à savoir la langue, la culture, le peuple-,
sans laquelle la notion de communauté de destin est une impasse, nous
ne saurions nous satisfaire ou de mesurettes économiques profitant
toujours aux mêmes socioprofessionnels
en cheville avec les décideurs institutionnels du clan ou d'une
quelconque évolution institutionnelle qui ne sert qu'à renforcer les
nouveaux clans, confortant
la dérive mafieuse de notre société que nous dénoncions dans
l'incompréhension générale, il y a près de douze ans.
Ajaccio le 29
octobre 2002
|
|||||||||||||||||||||||||||
|
Pulitica
L’analyse
politique de l’ANC L’ANC a
tenu une conférence de presse le 4 octobre à Ajaccio pour donner son
analyse de la situation politique dans l’île et son sentiment par
rapport à la stratégie de la droite de retour au pouvoir. Ajaccio,
le 4 octobre 2002 LA
NOUVELLE SITUATION POLITIQUE La droite
est aujourd’hui au pouvoir en France et dans l’île. Elle a donc à
sa disposition tous les pouvoirs pour s’engager résolument dans la résolution
du problème politique Corse. Durant le processus de Matignon, la droite
s’est positionnée de façon politicienne et réactionnaire contre
l’approche de Lionel Jospin envers la Corse. Elle n’a pas ménagé
ses critiques et a tout fait pour que le processus de Matignon échoue. LA
PERMANENCE DE LA QUESTION POLITIQUE CORSE Nous
rappelons simplement que le problème corse est politique et que toute véritable
solution ne saurait se suffire d’un PEI, aussi important soit-il,
d’abord parce que vu le déficit chronique de notre île en matière
d’équipements et d’infrastructures, les sommes octroyées seront
toujours en deçà de nos besoins… ensuite parce que réduire le problème
à « une affaire de gros sous » en laissant les élus et les
lobbys en tout genre se disputer le « gâteau », c’est
encore une fois laisser les corses se diviser et « se battre» sur
l’accessoire pour ne pas discuter de l’essentiel. Surtout lorsque
les affectations de ces sommes ne sont ni impérativement ni
exclusivement prévues pour les équipements et infrastructures qui font
tant défaut à notre île et que chaque lobby, par élus interposés,
peut ainsi faire dériver certains de ces crédits vers des affectations
partisanes décidées en fonction d’intérêts clientélaires plus ou
moins officieux qu’il défend. Au vu des prises de position des uns et
des autres, l’intérêt collectif nous semble en l’occurrence très
loin des soucis de beaucoup de ces élus.
LES
FONDEMENTS DE NOTRE LUTTE Pour notre
part, nous rappellerons que la base de la revendication nationale est la
défense de notre langue, de notre culture et de notre identité et que
sans la prise en compte de ces revendications, toute solution ne
reposant que sur une réforme économique serait encore une fois un
leurre. De même une réforme institutionnelle ne donnant pas aux Corses
le pouvoir de défendre et de valoriser leur identité et leurs droits
sur la terre de Corse ne serait à terme qu’une nouvelle occasion
manquée. UN
REFERENDUM POUR QUOI FAIRE ? On nous
promet un référendum local pour décider de l’évolution des choses.
Au-delà du problème constitutionnel posé par cette forme de
consultation et les limites qui lui seront données, nous attendrons
pour voir. Nous nous prononcerons en fonction des réponses apportées
à certaines questions de forme, -de quoi ce référendum va-t-il
traiter par exemple ?-, ou de fond, -concernera-t-il le peuple
corse ou la population de l’île, sachant qu’aujourd’hui tout
arrivant dans l’île ayant la nationalité française a le droit de décider
des choix pour la Corse après 6 mois seulement de résidence par
exemple- ? RECHERCHER
L’UNION LA PLUS LARGE Nous réitérons
quant à nous notre volonté « d’un règlement politique de la
question corse » et notre volonté d’œuvrer toujours à la
recherche de l’union la plus large du mouvement national autour
d’objectifs communs. Nous en appelons au Partitu di A Nazione Corsa et
à Manca Naziunale pour que ces organisations rejoignent la démarche de
A Cunsulta Naziunale, car sans elles, le succès de cette initiative
risque d’être hypothétique. L’ECHEANCE
DE 2004 Par
rapport à l’échéance de 2004, sauf à prendre une décision tous
ensemble de non participation, l’ANC est favorable à l’élaboration
d’une seule liste nationaliste ou dans le pire des cas de deux listes
nationalistes. Cette perspective clairement édictée aux yeux de
l’opinion doit rendre le mouvement national incontournable au sein des
institutions de l’île et lui donner les moyens de développer une
stratégie de prise de pouvoir autour des grandes revendications que
nous portons depuis 30 ans. Mais il faut pour atteindre cet objectif
refuser de s’enfermer dans des débats stériles sur nos divergences
au plan institutionnel entre indépendance et autonomie et refuser tout
préalable dans les débats. Pour notre part, nous sommes ouverts à
toute discussion dans cette perspective. Le cas de
Castella nous interpellant, nous demandons sa libération immédiate.
Nous insistons pour conclure sur la nécessité d’un geste du nouveau
pouvoir, quant au rapprochement des détenus corses, comme le prévoit
d’ailleurs la loi et sur la vigilance plus que jamais nécessaire des
nationalistes par rapport au danger de la spéculation immobilière qui
se développe à nouveau.
|
|||||||||||||||||||||||||||
|
Cultura
Les
Lycéens réclament l’officialisation de la Langue Corse
|
|||||||||||||||||||||||||||
|
L'ASSOCIU DI I PARENTI CORSI
Photo conf de
presse
L’APC a tenu une conférence de presse le vendredi 22 novembre pour analyser ses résultats aux Elections et définir les grands axes de ses mobilisations durant l’année.
|
|||||||||||||||||||||||||||
|
International FENUA Histoire
des institutions Lu dans la Dépêche du dimanche. LES
CHEMINS DE
L’AUTONOMIE LES
relations qui se sont établies entre la France et la Polynésie française
sont anciennes. En 1843, un traité conclu entre le représentant du roi
Louis Philippe et la Reine Pomare IV, place les "Etablissements
français de l'Océanie" sous protectorat. Dans
un premier temps, l'évolution institutionnelle va dans le sens de la
centralisation des pouvoirs par le gouvernement mais, au lendemain de la
Seconde Guerre mondiale, conformément aux promesses faites par le Général
De Gaulle lors de la conférence de Brazzaville en 1944, les Établissements
français de l'Océanie deviennent un territoire d'outre‑mer,
c'est‑à‑dire une collectivité territoriale avec une
"organisation particulière". 1946-1984 Décentralisation Le
nouveau statut juridique est précisé par un décret du 25 octobre
1946. L'introduction de la décentralisation administrative dans
l'organisation des Établissements français de l'Océanie associé les
Polynésiens à la gestion des affaires publiques les concernant.
Cependant, si l'Assemblée représentative territoriale est chargée des
"intérêts propres du Territoire" et qu'à ce titre elle peut
adopter des délibérations dans un certain nombre de matières, la préparation
et l'exécution de ces décisions sont confiées au gouverneur nommé
par l'État. Ce schéma institutionnel, qui ressemble fort à celui du département
métropolitain, ne correspond pas à l'attente des Polynésiens. Ceux-ci
souhaitent pouvoir maîtriser davantage le processus de prise de décisions
concernant les affaires de leur territoire. Cette
attente sera satisfaite le 22 juillet 1957 puisqu'on nouveau statut est
conféré à la "Polynésie française" : d'une part, les compétences
de l'organe délibérant sont élargies à de nouveaux domaines
(commerce, transport, enseignement, etc.) d'autre part, un conseil de
gouvernement, comprenant de 6 à 8 ministres dont un vice-président, élu
par l'Assemblée territoriale, est institué. Cet exécutif demeure présidé
par le gouverneur. Mais
rapidement, une ordonnance du 23 décembre 1958 met un terme à cette
organisation institutionnelle et substitue un statut qui consacre un
retour en force du représentant de l'État. En effet, si les pouvoirs
de l'Assemblée territoriale ne sont guère modifiés, en revanche, les
membres du Conseil de gouvernement ne sont plus des ministres mais de
simples conseillers qui ont perdu les pouvoirs qu'ils détenaient sur
les services territoriaux et de plus, le poste de vice-président
est supprimé. Il
faudra attendre près de vingt ans pour que le statut de 1977 corrige
celui de 1958 et retourne à une organisation proche de celui de 1957. 1984-2000 Identité
reconnue L'évolution
se poursuit avec l'instauration d'un véritable statut d'autonomie par
la loi du 6 septembre 1984. Des changements
importants, tant dans l'organisation que dans le fonctionnement des
institutions, ont été introduits. Tout d'abord, le statut connaît
l'identité et la personnalité de la Polynésie française : en
effet, le Territoire peut
déterminer ses signes distinctifs (drapeau, hymne) aux côtés des emblèmes
de la République. Ensuite, ce n'est plus le gouverneur devenu haut-commissaire,
mais
le président du gouvernement, qui est le chef de l'exécutif. Ce
dernier acquiert de surcroît de nouvelles compétences dans
le domaine des relations internationales (signature de conventions
internationales). Enfin, le pouvoir réglementaire autonome du conseil
des ministres est étendu. Par ailleurs, la responsabilité politique du gouvernement peut être mise en jeu à l'occasion du vote d'une motion de censure par l'Assemblée territoriale. Inversement, et conformément aux principes du régime parlementaire, le président du gouvernement peut demander à l'Etat de dissoudre l'Assemblée. Autre
réforme significative le contrôle a priori des actes des autorités
territoriales est remplacé par un contrôle de légalité confié au
juge administratif, tandis que de nouvelles compétences sont confiées
au Territoire (enseignement secondaire, postes et télécommunications,
liberté surveillée des mineurs, etc.). Cette
nouvelle donne institutionnelle confère aux institutions de la Polynésie
la pleine maîtrise des outils du développement. Il
subsiste toutefois quelques défauts. Notamment le pouvoir décisionnel
des autorités territoriales (et plus particulièrement le pouvoir
normatif de l'Assemblée) n'est pas pleinement satisfaisant. En effet,
si l'Assemblée territoriale peut adopter des délibérations dans des
domaines matériellement législatifs ' ces actes demeurent simplement
de nature administrative et dès lors, ils sont soumis à un contrôle
de légalité qui limite l'autonomie de la Polynésie française. De
nouvelles améliorations sont apportées au statut par la loi organique
du 12 avril 1996. Des compétences supplémentaires sont transférées
à la Polynésie française, notamment en matière économique, et des
aménagements techniques sont introduits en vue d'améliorer le
fonctionnement des institutions. Mais
à l'époque, il n'avait pas été encore possible de repousser les
limites constitutionnelles à ce qui était nécessaire pour le plein épanouissement
de l'autonomie. Nouvelle
évolution En
1998, une nouvelle demande du Président Flosse pour faim évoluer le
statut du Territoire en Dès
lors, l'Assemblée de la Polynésie française adoptera dans les matières
les plus importantes des "lois" et non plus seulement des
"délibérations",, c'est à-dire des actes de nature
administrative. Cette modification majeure induira un profond changement
: à la différence des territoires d'outre-mer qui ne peuvent bénéficier
que d'un principe de. "libre administration des collectivités
territoriales", les Pays d'outre-mer mettent en oeuvre le principe
de "libre gouvernement", plus connu dans les systèmes
juridiques anglo-saxons sous le terme de "self gouvernement". L'attribution
d'une capacité législative à la Polynésie française présentera de
grands avantages,: d'abord, les lois du pays ne sont plus soumises aux
lois nationales et aux principes généraux du droit dégagés par les
juridictions ordinaires, mais uniquement à la Constitution. Ensuite,
le contrôle de la constitutionnalité des lois du pays sera confié à
une juridiction unique spécialisée : le Conseil constitutionnel. Ce
juge constitutionnel, à l'instar des autres Cours constitutionnelles, appliquera
la technique du 'Judicial self restraint". Enfin,
compte tenu de la position éminente du Conseil constitutionnel au sein
des institutions politiques, ce juge sera certainement le mieux à même
pour arbitrer les conflits de compétence, comme dans les États fédéraux,
entre le Pouvoir central et la Polynésie française. A
chacun son rôle Cette
révision de la Constitution élargira aussi le champ
de compétences ouvert à
la Polynésie française. Notamment, ce pays d'outre mer pourra négocier
et conclure directement avec des Etats étrangers des conventions
internationales dans les matières relevant de sa compétence. Il pourra
aussi être membre d'organisations internationales et disposer de représentation
auprès des États. Une
citoyenneté polynésienne permettra de consacrer la personnalité du
nouveau pays d'outre‑mer, et ses effets compléteront, pour tous
ceux qui sont nés ou résident depuis un certain nombre d'années en
Polynésie française, ceux de leur nationalité française.
Paese
Bascu PAESE
BASCU Garzéon:
une décision de 375 pages DANS
la décision de suspension des activités de Batasuna que le juge de
l'Audiencia national a rendu le 26 août, celui-ci indique en conclusion
des 375 pages du document que HB. EH, Batasuna font partie d'un réseau
terroriste dirigé par ETA», auteur
de 3.391 actions terroristes ayant causé 836 morts et 2.367 blessés.
La Kale boroka a mis en oeuvre 3.761 attentats de 1991 à 2002. Les
actions «ont été systématiquement dirigées contre certains secteurs
bien définis de la population
et parfois de façon généralisée. De ce fait. on peut, sans aucun
doute qualifier les actions d'ETA
de crime contre l'Humanité.
Toutes les activités de HB, EH, Batasuna sont suspendues, le juge
espagnol donne quatre jours à la police pour fermer les sièges du
parti, les herriko taberna et autres associations culturelles, suspendre
toutes les aides publiques, clôturer les comptes bancaires, couper l'électricité,
l'eau et le téléphone; suspendre toute activité sur le plan national
ou international, interdire toute manifestation publique et toute
activité de propagande, interdire les pages Web. La décision
s'applique également aux entités inscrites aux registres de commerce
et interdit toute possibilité de créer des instances de substitution
aux organismes tombant sous le coup de cette décision. L'Etat
d’excepdon - Vendredi 6 septembre: nouvelle ordonnance du juge Garzôn par laquelle il
étend la suspension de Batasuna à celle du groupe parlementaire
nouvellement formé au Parlement de Gasteiz, dénommé groupe
ArabaBizkaia eta Gipuzkoako Sozialista Abertzaleak, formé des anciens
membres de Batasuna. Le bureau du Parlement, sous la présidence de Juan
Mana Atutxa, a rappelé que la Constitution des groupes est un droit et
que les députés sont tous rattachés à l'un d'entre eux. La position
définitive du bureau devrait été adoptée le 17. - Mercredi 11 septembre:
le secréta:ire général d'ELA, syndicat
majohtaire en Euskadi, José Elorrieta, se prononce pour une riposte
unitaire à
l'illégalisation et aux actions judiciaires qui
attentent aux principes et valeurs de l'Etat de droit. - Samedi 14 septembre: manif «Gora Euskai
Herria» à Bilbao, interdite par le pouvoir central, autorisée
mais interrompue violemment par Gasteiz. L'épreuve de force, est donc
depuis le 26 août, engagée par les pouvoirs politique et
judiciaireespagnols contre Batasuna.
Dans son rôle repressif anti-basque
la police nationale anti-basque fait son office en Navarre.
L’intervention musclée de l’Ertzaintza contre les abertzale, ikurriña
au poing, met mal a l’aise. Baltazar Garzon motive en 375 pages la
suspension de Batasuna qu’il entend étendre au dela de l’Espagne.
Biaisant avec l’interdiction , Batasuna réunit dans la rue 600
manifestants à St Jean de Luz, Samedi 31 aôut, et 6000
Dimanche 1er Septembre à Donosti. Au plus fort des attentats
de l’IRA, Londres n’a jamais interdit le Sin Fein. 1939, en pleine
guerre, l’alignement trahison du Parti communiste français sur le
pacte Germano- Soviétique et la désertion a Moscou de Maurice Thorez,
son jeune secrétaire général, n’ont pas conduit la France a
l’interdiction du PCF Batasuna votant au Parlement de
Gasteiz avec le PP, et le PSOE refusant le recours contre la loi sur les
partis qui l'illégalise, le gouvernement basque en voyant la Ertzaintza
interrompre violemment une immense manifestation pacifique abertzale, le
piège tendu par Aznar se referme sur un affrontement interne au camp
basque. L’ultimatum de deux mois. Iancé à Madrid le 12 juillet par
la coalition PNV~EA‑IU, pour le transfert de compétences prévues
au Statut d'autonomie, non respecté depuis 23 ans, tourne au flop. Par
avance, Aznar a déjà dit Niet. En Espagne c’est l'union sacree
anti-Abertzale du PP au pouvoir, au PSOE dans l'opposition. En Euskal
Herriera ce sont les déchirements. La confusion est à son comble. L’illégalisation
de Batasuna n’empéche pas la traque redoublée d’ETA. Arrestation
d’un commando lundi, en Gironde . L’annonce du président du
gouvernement autonome Basque, le 27 Septembre, au parlement de Fasrteiz
a été brutalement rejeté par l’ensemble des partis politiques,
aussi bien du coté des espagnolistes que de Batasuna. Avec démesure et
une absence totale de contre proposition. Car, c’est ce qui fait sans
doute la grande force de l'initiative du PNV : sa démarche
politique offre un compromis et une solution à débattre pour sortir
d’un conflit séculaire. Le chef de l’exécutif basque entame, dés
cette semaine, une ronde de discution entre les différentes formation
politiques et syndicales du pays. Mise en appliction du discour du
Lehendakari dans son volet relationnel avec Iparralde, une délégation
de parlementaires PNV s’est rendue a Garazi et en Soulle. Proposé a
l’Espagne une souveraineté partagée qui dépasserait l'actuel Statut
d'autonomie avec des passerelles vers la Navarre et 1Iarralde. Batasuna
entend atteindre la souveraineté par la construction nationale
concomitante sur l'ensemble d'Euskal Herria. Pour AB, il s'agît la
d’un processus souverainiste non armé a des rythmes differenciés
selon la specificité socio-administrative des territoires
|
|||||||||||||||||||||||||||
|
Tre
mesi in Corsica 4 septembre
2002 Francis Mariani,
arrêté après son évasion « par fax » de la prison de
Borgu, est condamné à deux ans de prison « pour transport
d’arme et recel de document falsifié » par le tribunal
d’Ajaccio. Un attentat vise
la mairie de Lucciana. Sur pace les enquêteurs trouvent l’inscription
« Résistenza corsa ». Selon « Corse-matin »
qui tiendrait ses sources de la police et de la justice, près d’une
quarantaine d’attentats « pudiquement appelés « attentats
de proximité » qui auraient été perpétrés cet été,
camoufleraient des actions de racket. 6 septembre La CGT n’est
plus l’organisation satellite du PCF. La cérémonie de baptême du
« Danielle Casanova », dernier navire de la SNCM, du nom de
la résistante corse, prévu à Ajaccio, est annulée suite à un préavis
de grève des marins CGT ce jour-là. Un attentat détruit
un bar à Baléone, un autre vise un bar-glacier à Sagone. Une
entreprise et deux commerces sont visés à Bastia le même soir. Les attentats se
multiplient contre la société routière de haute-Corse. Le journal
« Arritti et le STC dénonceront une entreprise mafieuse destinée
à forcer cette entreprise à partager le gâteau des milliards du PEI,
en imposant des concurrents sur le marché. 9 septembre
Dumenicu Ribellu
s'est éteint ce 9 septembre, jour anniversaire du déclenchement du
mouvement insurectionnel qui allait faire de la Corse " le 1er département
de France libéré du joug fasciste et nazi". Homme d'honneur et de
valeur, il laissera un grand vide dans la mémoire collective de notre
peuple, symbôlisant un esprit de résistance qui faisait l'admiration
de tous. A l'heure oû notre île subit
tant d'injustices et d'aliénations,
puisse son engagement et son courage rester
un exemple pour notre jeunesse dans la défense de
notre peuple et de
ses valeurs ancestrales. L'ANC
présente ses condoléances à tous les siens. 12 septembre La voiture du
nouveau responsable des services de la ville d’Ajaccio est détruit
par un attentat, alors que celui-ci venait juste de prendre ses
fonctions. La mairie dira ne pas avoir réussi à recruter un corse pour
une telle tâche, que l’on devine à l’évidence ardue, tant les dérives
ont été nombreuses dans l’administration d’un personnel pléthorique
où les faveurs, les passe-droits et les combines ont prévalu durant
des décennies. 14 septembre Les postiers
ajacciens se mobilisent suite à l’interpellation du receveur de la
poste du Parc Berthault. Des lettres de menaces auraient été reçues
par des cadres non-corses de cette administration
de plus en plus décorsisée et le receveur de la poste avait le
tord d’être un des rares cadres encore corses survivant dans une
administration de moins en moins corse. De plus le STC avait le tord
d’être peu en phase avec nombre de décisions prises par ces cadres
faisant fi des réalités de ce pays. Une
tentative d’assassinat en plein centre ville vise un commerçant. Les
rumeurs parlent de rivalités commerciales et d’extension d’activités
dans le commerce, faisant trop de concurrence à d’autres. 17 septembre Le FLNC-Union
des combattants revendique douze actions, dont celui visant l’Insee à
Ajaccio. Au nom de la lutte contre la spéculation immobilière, de la
lutte contre la drogue et de la corsisation des emplois. Une dizaine de
numéros pour la région de Cargèse confirment des contacts que
l’organisation a entrepris avec des personnes concernées par ces numéros
pour des motifs divers. La police
interpelle plusieurs dealers dans un trafic concernant la Corse avec
l’hexagone. Mais la drogue prolifère dans l’île et les résultats
sont médiocres en matière de lutte contre ce fléau. Il est vrai aussi
que certains réseaux bien en place approvisionne au vu et au su de tous
« la bonne bourgeoisie ajacienne, les milieux de notables ou les
nouveaux riches » surtout en cocaïne, et là on préfère éviter
de s’approcher. Alors de temps en temps, on interpelle quelques
sous-fifres ou simples revendeurs pour se donner bonne conscience, mais
là aussi pas trop, car on perdrait alors trop d’informateurs dans la
police et on ne pourrait pas avoir certaines informations en matière
politique. Le 5 octobre,
« l’associu Femu Aiacciu » tiendra une conférence de
presse pour dénoncer la prolifération de la drogue, jusqu’aux abords
des collèges et lycées, et le laxisme des autorités et de
l’administration. Une distribution de tracts sera organisée à
l’occasion du Forum des associations qui se tiendra Place Miot, à
Ajaccio regroupant de nombreuses associations dont certaines œuvrent
dans les quartiers défavorisés contre ce fléau et l’exclusion. 22 septembre A Lumiu, un
attentat vise une maison en
construction appartenant à un non-corse.Un appartement est visé à
Borgu, occupé par un couple de saisonniers . Sur place les enquêteurs
trouvent l’inscription « Résistenza Corsa ». 25 septembre Une tentative
d’attentat vise la Tésorerie de Nice. La charge évaluée à 20 kg
n’a pas explosée. Dominique
Cervoni démissionne de son mandat de conseiller général du
Capu-Biancu, après avoir ôté son écharpe de maire de Luri, dans une
affaire de passation de marchés dans la commune contestée par un
administré. L’élection de renouvellement
du siège aura lieu dans trois mois. Le Collectif
pour la loi-Littoral se mobilise à Ajaccio pour l’inscription au PEI
d’un sentier-Littoral sur tout le pourtour de la Corse. Il est reçu
à la Collectivité de Corse et par le Sgar. Même si les blocages sont
évidents, le dossier semble avancé. Certains conseillers de Corse
s’engagent à poser le problème. Le Collectif s’estime satisfait de
l’avancée du dossier. 28 septembre Indipendenza et
Corsica Nazione occupent la gare maritime de Bastia, critiquant la
politique suivie en matière de transports par les compagnies maritimes
qui desservent l’île. Des réunions avec les compagnies sont décidées
pour continuer à débattre des retombées économiques et en matière
d’emplois pour la Corse. 29 septembre Attentat à la
grenade contre le groupement de gendarmerie de Montesoru. Nicolas Sarkozi
prépare son voyage en Corse. Il annonce que les détenus corse seraient
regroupés et rapprochés de l’île. Le gouvernement Jospin avait
annoncé la même chose, cela ne concernait que quelques condamnés et
ne visait qu’à un rapprochement dans le Sud de la France., A l’époque,
la droite s’y était vivement opposée. PHOTO 4 octobre Trois attentats
et une tentative visent deux banques, un bar et un engin de chantier,
appartenant à l’entreprise Raffalli qui sera visée par plusieurs
actions au nom de la non application d’un code des investissements.
Ces actions seront( revendiquées par le FLNC-Union des combattants. La mairesse de
Grossetu se voit infliger une forte amende et deux ans de privation de
droits civiques pour « proxénétisme aggravé » Son mari,
Antoine, est condamné à cinq ans de prison dont trois ans avec sursis,
ainsi que deux autres personnes. La mairesse démissionnera de son poste
de maire, mais non de celui de conseiller municipal. Elle participera à
l’élection d’un nouveau maire, ce qui suscitera une vive polémique
avec l’ancien maire, José
Santoni et un ancien candidat à la mairie, Vincent Carlotti du PS qui
trouveront la pratique peu morale, estimant qu’elle aurait dû démissionner
totalement de la mairie. L’ancien Préfèt
de Haute-Corse, Henri Hurand, en poste dans l’île lors de l’affaire
des prêts du Crédit agricole est mis en examen pour »escroquerie »
sur les prêts abusifs que l’administration avait couverts pour
permettre aux mesures prises alors par le gouvernement de s ‘appliquer
en matière agricole. Quarante personnes sont mises en examen dans ce
dossier ouvert durant la période Bonnet.. 5 octobre Plusieurs
personnes, dont deux en prison à Borgu pour d’autres affaires, sont
mises en examen dans l’affaire de l’assassinat de François Santoni.
Mais les explications données au compte-goutte, malgré la diarrée
verbale de certains journalistes et les écrits de certains grands médias
n’apportent pas beaucoup d’éclaircissements. On notera toutefois
que l’affaire est ravalée à une simple vengeance personnelle, ce qui
n’a pas empêché la DNAT d’opérer.. L’opinion elle est plutôt
perplexe. Un policier en
poste dans les Hauts de Seine est écroué pour avoir fourni des armes
à des membres d’Armata Corsa, dont certains étaient des amis
d’enfance. 9 octobre Indipendenza
occupe la Jeunesse et Sports à Ajaccio pour demander l’embauche de
jeunes Corses et l’organisation de concours dans l’île en matière
de recrutements Pierre Bédier,
dans le cadre de la préparation du voyage de Nicolas Sarkozi, visite
les prisons de l’île. Il trouve celle d’Ajaccio particulièrement vétuste,
quelle découverte. Mais il ne dit rien sur le centre de détention
pilote de Casabianda. Là les détenus sont en semi-liberté et
profitent grandement de la qualité de la vie en Corse et pourtant les délits
qui leur sont reprochés sont, ç’est le moins qu’on puisse dire,
« moins nobles » que ceux des détenus politiques qui eux
croupissent loin de l’île et de leurs familles et dans des conditions
de détention autres.
10 octobre La convention
d’application du Programme d’investissement exceptionnel (PEI) pour
la Corse est adoptée par l’Assemblée de Corse. Corsica Nazione vote
contre. 12O millions d’euros de crédits par an sont alloués à l’île,
soit deux milliards d’euros sur quinze ans.
Pierre Bédier,
Secrétaire d’Etat chargé du programme immobilier au Ministère de la
justice, annonce la construction d’une maison d’arrêt à Ajaccio et
un centre de détention couplés mais dans plusieurs années. Le
rapprochement de s détenus se fera au cas par cas en attendant... Philippe
Ceccaldi redevient PDG de la compagnie CCM, suite à la démission de
ses mandats d ‘élus de François Mosconi, après sa condamnation
par le tribunal en appel. 13 octobre La DNAT enquête
sur l’attentat qui a visé un hôtel « Ibis » en
construction à Bastia. Le promoteur du projet, Jean-Nicolas Antoniotti,
responsable de «Femu Qui » s’interroge sur les motivations de
cet attentat qui vise des promoteurs qui sont Corses, même si la chaîne
Ibis est extérieure à l’île . La police s’intéresse à la piste
du groupe Accor et de l’entreprise Sarl TP Bat 16 octobre Une boucherie gérée
par des marocains est visée par un attentat à Bastia. C’est le deuxième
attentat visant dans le quartier des commerçants marocains. 17 octobre La maison du
maire de Siscu, Ange-Pierre Vivoni , président de l’association des
maires de Haute-Corse est la cible d’un incendie d’origine
criminelle. Les condamnations sont multiples. Indipendenza
occupe les locaux de Provence Logis à Ajaccio pour dénoncer
l’insuffisance de logements sociaux sur le département de Corse du
Sud et à Ajaccio. Le mouvement réclame la construction de nouveaux
HLM. 18 octobre Une dissidence
au sein du FLNC-Union des combattants
est officialisée par une vague d’attentats à quelques jours
de la visite de Nicolas Sarkozy dans l’île. 18 actions ou tentatives
visent des commerces, des banques, les forces de police, (garage de la
gendarmerie à Aléria), des objectifs liés au secteur agricole, des résidences
secondaires ou des complexes immobiliers ( et un centre de vacances du
Ministère de l’Intérieur près d’Ajaccio). Un nouveau FLNC les
revendiquera dans un communiqué N°1 en portant certaines critiques sur
les objectifs et certaines dérives à l’encontre du FLNC-Union des
combattants. 20 octobre Une nouvelle démarche,
qui se veut essentiellement culturelle, « Voce Populare »
dont l’objectif est « U Riacquistu culturale » est créee
à Bastia. Elle se propose d’organiser les « premières
rencontres de la Nation retrouvée » du 4 au 8 décembre à l’Université
de Corté et de participer aux cérémonies commémoratives du 8 décembre,
jour de la « fête de la Nation ». A Portu-Vecchju,
les frères-ennemis de la droite, Denis et Camille de Rocca Serra
scellent une alliance « pour le Grand Sud » dans le clanisme
rénové. Camille soutient Denis à l’élection au Conseil Général,
siège qu’il a abandonné pour cumul de mandat. Un de leurs cousins,
Charles Colonna d’Istria annonce sa candidature. Marc-Antoine
Mannarini, nationaliste, sera aussi présent. Quelques jours après,
Jean-Christophe Angelini du PNC annoncera lui aussi sa candidature. La
gauche sera représentée par Jean-Pierre Ciabrini du PS et Antoine
Agostini du PCF. Le FN présentera une candidate. 21 octobre Le FLNC-Union
des combattants demande un « pouvoir législatif pour la Corse ».
Il ne fait aucune allusion aux dissidents et ne revendique pas d'actions
dans un communiqué à l'intention de Nicolas Sarkozy reprenant ses
revendications réitérées depuis plusieurs mois notamment par rapport
aux prisonniers. Il donne 18 mois au gouvernement pour leur mise en
oeuvre. N’ayant pas répondu
depuis le 23 avril à la convocation de la police, Jean-Jérôme
Colonna, présenté comme le parrain de la Corse du Sud, fait l’objet
depuis le 21 octobre d’un mandat délivré par le juge d’instruction
d’Ajaccio Michel Gentil qui cède sa place au juge David Launois. Ce
dernier enquêtera quelques semaines après sur une affaire de
blanchissement d’argent au casino d’Ajaccio. Les sommes concernées,
retirées en espèces, se monteraient à 12 millions de francs et
Jean-Jé Colonna serait soupçonné d’y être mêlé. Les
policiers du SRPJ se rendront le 5 novembre au ministère de l’Intérieur,
sous-direction des courses et jeux de la Doirection centrale des RG,
afin d’y consulter et de se faire remettre des documents et des notes
administratives sur le fonctionnement et les dirigeants du Casino.
22 octobre Un attentat vise
le Club Méditerranée à Lumiu. 25 octobre Début de la
visite de Nicolas Sarkozy. Il annonce une série de « décisions-souhaits »
pour la Corse (régionalisation des concours dans la Fonction publique,
réflexion sur la sortie de la zône franche, crédit d’impôt,
consultation de la population sur les Institutions et rapprochement des
détenus..) Cette dernière annonce est faite avec Dominique Perben,
Ministre de la Justice, venu le rejoindre, qui tient lui-aussi à faire
la une des médias. Dans l’attente de la construction d’un centre de
détention, l’aile des mineurs sera aménagée pour recevoir les
condamnés politiques corses. A Porto-Vecchiu,
Nicolas Sarkozy parlera culture, identité et langue avec les acteurs
culturels, - Il aura droit à une soirée culturelle-, économie et
fiscalité à Bastia, et interviendra à l’Assemblée de Corse pour
expliquer sa vision politique de la situation et les solutions qu’il
préconisait, en appelant les Corses au rassemblement pour dire ce
qu’ils voulaient et au sursaut collectif pour sortir de la crise. Il
fera une étape chez les gendarmes d’Aléria, dont les véhicules
avaient été la cible d’un attentat, quelques jours avant. Le soir même,
le FLNC-Union des combattants vise la BPPC à Ajaccio, ce qui aura le
don d’irriter le ministre et expliquera la nervosité des forces de
l’ordre, le lendemain devant la Préfecture d’Ajaccio. Une vingtaine
de personnes rassemblées à l’appel du CAR, pour protester contre la
situation faite aux détenus corses, sont refoulées sans ménagement à
100 mètres de la Préfecture pour permettre au x ministres de s’y
rendre et de recevoir les chefs de groupes politiques de l’Assemblée
de Corse. PHOTO 28 octobre Attentat à
Propriano contre le Crédit Lyonnais. 29 octobre Tollé général
contre l’éventualité d’un projet de regroupement de la Mutualité
Sociale Agricole de Corse avec celle de la Région PACA. Les syndicats dénoncentla
mort programmée de la structure corse. Les Elections
pour la Présidence de l’Université de Corté devront être renouvelées.
Olivier Jehasse, Antoine Aiello et Jean-Marie Peretti n’obtiennent pas
la majorité requise. Olivier Jehasse se retire. Au cours des sept
tours, les deux autres candidats n’obtiennent pas les 56 voix nécessaires.
Les syndicats étudiants, 12 voix,
sont l’objet de toutes les sollicitudes. La CSC et GI votent
pour A.Aiello, GP pour O.Jehasse. Pour la prochaine élection
du 27 novembre, GP semble avoir opté pour l’abstention, comme
après les autres tours de la première élection. Mais ces Elections
auront trop donné l’image d’une élection-pulitichella, comme on en
voit trop, hélas dans nos villages, suscitant un certain malaise devant
des pratiques que l’on voudrait révolues, surtout dans un milieu censé
« être éclairé ». 30 octobre Fronte Corsu
juge « insuffisantes » les propositions de Nicolas Sarkozy,
parlant « d’effets d’annonce ». Il préfèrerait des
actes. 31 octobre A Manca
Naziunale annonce sa présence au Forum Social Européen de Florence,
avec une délégation sarde. Les deux délégations traiteront des problèmes
communs des deux îles. Indipendenza et Corsica Nazione seront également
présents avec Jean-Guy Talamoni, François Sargentini et Maurice
Guidicelli. Le port d’Ajaccio
est bloqué par le syndicat Strada Corsa qui dénonce la concurrence des
autocaristes venus de l’extérieur et les tracasseries administratives
dont sont victimes les autocaristes corses. Les forces de l’ordre débloquent
le port durant la nuit. Malgré quelques incidents, les manifestants
obtiennent des assurances quant à la grille tarifaire pour le transport
des autocars de Corse. 1er
novembre Rififi à la
mairie de Pino. Le maire , anti-nationaliste virulent, est contesté
par cinq conseillers qui lui reprochent la cession du couvent de Pino à
des particuliers. La cession sous bail emphythéotique camouflerait une opération immobilière. Les démissionnaires
souhaitent donner une chance à des jeunes du village pour un projet de
gîtes ruraux. Rififi aussi à
la mairie de Propriano. Une altercation éclate entre le maire et un
conseiller municipal à propos de l’aménagement du futur port de
plaisance et du futur parking le jouxtant. La lue de miel qui avait
permis un large consensus contre l’ancien maire RPR Emile Mocchi
semble se terminer et les divergences se font virulentes dans la
nouvelle municipalité, ce qui n’est pas du goût du nouveau maire,
qui espérait avoir plus les coudées franches, sans avoir trop à tenir
compte des avis des autres conseillers.
Une villa
appartenant à des Corses de Corté est plastiquée à Porticciu. Le
lendemain, une autre villa est détruite à Coti-Chiavari. Un gérant de
société, Jean-Laurent Bouderionnet est assassiné par balles à son
domicile à Ajaccio. 3 novembre François
Alfonsi, secrétaire de l’UPC-Scelta-Nova élu avec quatre colistiers
dans l’élection partielle d’Osani. Le 9 novembre, il sera élu
maire de la commune, l’ancien ayant démissionné. + Photo 5 novembre Le FLNC-Union
des combattants revendique 18 actions concernant des banques, la
colonisation de peuplement et la corsisation des emplois, le code des
investissements et la lutte contre la drogue. Il ne fait aucune allusion
à la scission survenue avec l’apparition d’un autre FLNC qui a
revendiqué la nuit bleue qui a précédé la visite de Nicolas Sarkozy 7 novembre Une agence
immobilière est plastiquée à St Florent. La villa en
construction du maire de Bonifacio est plastiquée. L’ANC au-delà des
options politiques d’Ati Lantièri qui ne sont les siennes, condamne
cette action. 8 novembre Les lycéens
manifestent partout dans l’île pour l’enseignement de la langue.
Ils insistent sur le développement des écoles bilingues et demandent
l’option du Corse obligatoire pour le concours d’entrée à l’IUFM. Des incidents éclatent
lors du CA de l’hôpital de Bonifacio. Le maire, président du CA, Ati
Lantieri, est empêché de quitter les lieux par les militants CGT qui
voulaient des éclaircissements sur la situation financière de l’hôpital
et des assurances sur l’avenir des emplois. Dans la bousculade, il est
victime d’un malaise et est évacué par le Samu. Il porte plainte
contre deux responsables locaux CGT & | |||||||||||||||||||||||||||